Nice, théâtre Paillon, le 17 décembre.

Mont-Joia, troubadours de coeur et d’esprit, tient la scène. La musique simple, puissante, populaire conte une culture qui ne veut plus mourir…Il y aurait beaucoup à dire sur l’histoire des troubadours. Quand on entend Jean-Marie Carlotti entonner un de leurs chants - d’une voix rugueuse, drue et ronde à la fois, une voix de muezzin provençal -, on se dit que les troubadours ne sont pas morts. Leurs chants rencontrent notre sensibilité à son point le plus aigu, leur poésie nous crie quelque chose par-dessus les siècles. La musique de Mont-Jòia, on s’y retrouve soudain soi-même neuf, jeune, bien vivant, tout candeur et gaieté. Musique populaire simple, raffinée, puissante, qui ne parle pas seulement aux oreilles, mais au coeur et au corps. Qui donne envie de danser dans la rue, pas de rester assis dans un théâtre. Ça se termine par un chant à trois voix sans accompagnement. Le groupe est comme porté par les milliers d’hommes qui l’ont chanté avant lui, et c’est superbe.

Dominique PELEGRIN

Télérama - Janvier 78.

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